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25 sept. 2013

Corpus Christi - partie 5/5

Cette histoire en cinq partie a été écrite pour la consigne estivale de Kaléïdoplumes. La saga de l’été remplace les consignes hebdomadaires et avait pour thème cette année 2013, un monastère. Le personnage principal devait être un écrivain venant passer quelques jours ou semaines en retraite pour retrouver l’inspiration ou simplement se ressourcer.

Intrigue: En feuilletant les archives de la bibliothèque du monastère, il tombe sur un secret ? Une énigme ? Une information qui pourrait changer la face du monde ?


Sa quête commence plutôt bien, les deux premières églises sont contente de se débarrasser de grimoires encombrant. Écrit en latin alors que si peu de personnes savent encore le lire, ils ne font que prendre la poussière. Le suivant est dans un couvent dont l’entrée lui sera interdite par la mère supérieure. Il n’a ni l’envie ni le temps de parlementer, alors il décide de faire le mur. Après un premier repérage, le musée local lui apporte de quoi se renseigner sur l’édifice et la nuit suivante il escalade le mur d’enceinte. Faute de moyen suffisant pour son entretien, c’est presque une formalité.

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21 sept. 2013

Corpus Christi - partie 3/5

Cette histoire en cinq partie a été écrite pour la consigne estivale de Kaléïdoplumes. La saga de l’été remplace les consignes hebdomadaires et avait pour thème cette année 2013, un monastère. Le personnage principal devait être un écrivain venant passer quelques jours ou semaines en retraite pour retrouver l’inspiration ou simplement se ressourcer.

Intrigue: En feuilletant les archives de la bibliothèque du monastère, il tombe sur un secret ? Une énigme ? Une information qui pourrait changer la face du monde ?


Un dragon sur la porte le regarde d’un air de défi. Il reconnait Saint Michel terrassant le dragon. Se pourrait-il que … mais la porte s’ouvre sans lui laisser le temps de poursuivre sa réflexion. Il y a foule et un léger bruit de fond. Personne ne se retourne sur son passage, du moins le croit-il.

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19 sept. 2013

Corpus Christi - partie 2/5

Cette histoire en cinq partie a été écrite pour la consigne estivale de Kaléïdoplumes. La saga de l’été remplace les consignes hebdomadaires et avait pour thème cette année 2013, un monastère. Le personnage principal devait être un écrivain venant passer quelques jours ou semaines en retraite pour retrouver l’inspiration ou simplement se ressourcer.

Intrigue: En feuilletant les archives de la bibliothèque du monastère, il tombe sur un secret ? Une énigme ? Une information qui pourrait changer la face du monde ?


La porte a changé, un bas relief tout en circonvolutions semble apparaitre, mais il a toujours le sentiment désagréable de ne savoir ni comment il arrive devant cette porte ni pourquoi cette porte et cette bibliothèque en particulier.

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17 sept. 2013

Corpus Christi - partie 1/5

Cette histoire en cinq partie a été écrite pour la consigne estivale de Kaléïdoplumes. La saga de l’été remplace les consignes hebdomadaires et avait pour thème cette année 2013, un monastère. Le personnage principal devait être un écrivain venant passer quelques jours ou semaines en retraite pour retrouver l’inspiration ou simplement se ressourcer.

Intrigue: En feuilletant les archives de la bibliothèque du monastère, il tombe sur un secret ? Une énigme ? Une information qui pourrait changer la face du monde ?

Vous constaterez que j’ai un peu contourné la consigne.


La porte devant lui est imposante. Elle s’ouvre sans bruit quand il s’approche, quelqu’un devait l’attendre. Derrière, la première chose qu’il voit, une quantité impressionnante de tables. Quelques livres posés ça et là attendent leurs lecteurs, d’autres ouverts n’ont plus besoin d’attendre. Sur la droite, des rangées de bibliothèques. Il est incapable d’en estimer le nombre, mais les devine chargées de livres. Sur sa gauche, ce n’est qu’une immense bibliothèque, de nombreuses échelles mobiles et une passerelle à mi-hauteur. Son regard ne peut s’empêcher de suivre l’alignement parfait de tous ces livres reliés, il les devine précieux. Tout au fond, dans une grande alcôve, une croix surmonte un petit bureau. Quelques lecteurs chargés de livres attendent. Tout semble figé dans un silence impénétrable.

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25 mai 2013

L'île au trésor

Pour un défi un peu particulier sur Kaléïdoplumes, où il est question d’écrire une histoire en utilisant les seules lettres de l’alphabet contenues dans un mot donné. Pour cette histoire, il fallait se baser sur le mot “supercalifragilisticexpialidocious” et n’utiliser que les lettres contenues dans ce mot.

Le phrasé suit le trait rose ou rouge du papier d’écolier à carreaux. Traits acérés sur le fil de l’ épée ou larges et délicats du roi de cœur. La feuille est pâle, l’écriture triste.

Il faut choisir, fuir ou lutter. Fuir sa geôle, ôter ses fers futiles. Lutter, laisser là, Circé et supplices, oser. Chercher l’île aux oiseaux, croiser sa fée Clochette. Tracer sa route sur le papier ou l’écrire sur le réel. Irréel, utopie ?

Ile au trésor, île solitaire, perruches et paradisiers, espoir et goélette.

4 mai 2013

Une lutine et un rat

Pour un défi un peu particulier sur Kaléïdoplumes, où il est question d’écrire une histoire en utilisant les seules lettres de l’alphabet contenues dans un mot donné. Pour cette histoire, il fallait se baser sur le mot “naturaliser” et n’utiliser que les lettres contenues dans ce mot.

Naturelle, elle erre sans aile. Une antre, elle entre et là, un rat naturiste et triste, s’ennuie. Il luit, elle rit un instant, une éternité. Sans rature, a leur insu, la nature les lie l’un et l’autre, l’un à l’autre ; un lien en lin et lierre. Ils rient.

Un seul être et elle, unité de l’instant, un trait entre elle et lui. Ils saisissent l’instant et l’instant les saisit. Dans l’antre, un âtre, dans l’âtre, une aile et une aile et, sur une allée, un lutrin. Elle à l’aise en ailes s’étire et lui sur le lutrin lit. Ainsi instruit, ils s’allièrent et s’en allèrent, à tire d’ailes.

Ils s’en allèrent l’un et l’autre, un rat à terre et une lutine en l’air.

17 oct. 2012

Le rapport de l'abîme 2

Pour la consigne 225 de Kaléïdoplumes, après la quatrième de couverture, voici la première page d’un livre qui n’existe pas …

C’est un article sur l’architecture des quartiers populaires qui attira son attention. Il était illustré de la photographie d’une maison originale dans un quartier discret. D’un style orientale, elle détonnait par rapport à ses voisines plus ordinaires. Le doc ne se doutait pas encore qu’il allait connaître l’histoire de ses occupants mieux qu’eux mêmes.

D’autres affaires occupaient les longues journées de ce détective un peu particulier installé depuis quelques années à quelques miles à l’ouest de la Nouvelle Orléans. Habitué aux demandes de recherches d’héritiers, il commençait à se faire connaître pour ses recherches généalogiques et biographiques.

L’année 2005 démarrait très bien pour ses affaires. Une équipe de la télévision régionale l’avait suivi la semaine passée, suivi de quelques articles de presse élogieux. Il ne doutait pas que cela lui apporterait quelques clients et une maison comme celle là lui serait bien utile pour les accueillir et mettre un bureau à la disposition des ses futurs assistants.

Des piles d’archives poussiéreuses et une secrétaire de mairie récalcitrante lui ôtèrent l’idée de l’esprit.

1 oct. 2012

Le rapport de l'abîme

Pour la consigne 224 de Kaléïdoplumes, j’ai écris cette quatrième de couverture.

Le rapport de l'abîme - couverture de livre

Elle ne se serait pas pris les pieds dans le tapis, elle n’aurait pas vu le petit coffre sous la commode japonaise.

Mais tout cela, c’était avant, avant le 11 septembre, avant Katrina. Elle ne l’avait jamais vu, donc jamais ouvert, mais elle savait ce qu’il contenait.

Peu de temps après, la maison était en vente.

12 mar. 2012

Avec des mots

Pour la consigne 198 de Kaléïdoplumes, sur le thème de l’arbre :

J’ai planté un arbre, juste un arbre. Je ne l’ai pas mis en terre et je ne sait pas non plus à quoi il ressemblera ; je l’ai juste planté, tout petit. J’espère qu’il aura les couleurs de l’arc-en-ciel, mais dans ce domaine, je n’ai pas vraiment la main verte.

Petite chose faites de mots et de regards, peut-être ne trouvera-t-il pas le bon terreau ou peut-être n’en sortira-t-il qu’une ou deux couleurs. Je l’ai planté avec l’espoir, peut-être égoïste, qu’il grandisse et s’épanouisse.

J’ai planté un arbre dans ton esprit, dans ton âme en espérant toucher ton cœur, utopie ? Juste un arbre au feuillage vert, rouge et or. Il t’arrivera de l’oublier et peut-être me de le maudire , de le haïr. Il se fera tout petit s’il le faut, mais il restera quelque part bien caché, à attendre l’accalmie, comme un arbre sous la neige, prêt à déployer son feuillage multicolore ou simplement vert, comme un arbre au printemps.

Je sais pourtant que tu le gardera, mais n’oublie pas, toi qui porte cet arbre, de lui laisser une place, même toute petite, au soleil.

6 fév. 2012

Une feuille anonyme

Écrit pour la consigne 196 de Kaléïdoplumes sur le thème de la procrastination, “Demain sans doute… ou pas !”.

J’ai comme un petit problème. Vous vous en doutez, n’est-ce pas, sinon je n’écrirais pas ici.

- Je me présente, je m’appelle Henri Feuille - (tout plein de voix ensemble) Bonjour Feuille ! - (une jolie rouquine un vieux monsieur barbu) Raconte-nous, Feuille, ce qui t’amène parmi nous.

- Alors voilà, je suis ce qu’on appelle dans mon métier, un référent technique. Oui, je sais c’est un mot un peu barbare, mais derrière ce mot, ce cache une réalité toute bête. Je sais tout faire, ou presque tout. Je ne sais pas faire monter la crème béchamel (un œuf ou deux au fait ?), ni même faire germer un fraisier, c’est dire … mais tout ce que je sais faire dans mon métier, je dois l’apprendre aux autres ; faire des copier-coller, ouvrir des liens (les raccorder et non les délier, c’est différent et pas pareil) remplir des formulaires, et cætera, et cætera (à prononcer en appuyant sur la dissonance de la ligature).

J’arrive enfin au sujet principal qui m’amène ici. Après quelques démonstration de copier-coller, en insistant bien sur l’ordre à respecter et sur la place précise de chaque choses et désordres je m’occupe de mon propre travail, écrire des modes d’emploi pour techniciens ignorant de la chose ; la chose étant le copier-coller bien sûr, qu’alliez-vous donc imaginer ?

Je ne sais pourquoi, s’il y a une choses que ces techniciens réussissent particulièrement, c’est celle de détecter le moment où je prends … une pause kit for cat ; et là, ça ne rate jamais ! -“Euhhh … s’il te plait, tu peux m’expliquer où on colle les nouvelles lignes du menu ?” ou encore “Je comprends pas, quand je fais un copier, ça m’enlève ma ligne ?” ou comment mélanger les menus serveurs avec les clients et confondre couper et copier, et pourquoi pas couper un client ou coller un serveur ? on n’est pas au restaurant, que diable !

Où en étais-je ?

Ahh, oui ! J’en arrive à ruser pour faire semblant de ne pas prendre de pause tout en faisant semblant de travailler tout en … et bien non, ça ne marche pas ! Au moindre faux mouvement, ou le pouce qui sort du Christian clavier, c’est fini, ils sont déjà là avec leur ticket numéroté, en file indienne mieux rangée que celle des assedic, et la question pendu au bord des lèvres, comme une miette de pain capricieuse. Je ne sais plus quoi faire. Même venir ici, poser un mot, un commentaire devient impossible, à croire qu’ils ont mis une caméra, un moucheron à motard mouchard pour détecter toute activité suspecte.

Alors, je fais quoi ? là maintenant, j’essaie une pause pour venir ici, ou je continue à travailler et j’attends encore un peu ?, dès fois qu’ils finissent par se lasser, ou rentrer chez eux ?

12 déc. 2011

Nouveau western

Écrit pendant le marathon d’écriture de novembre 2011 et partagé pour la consigne 192 de Kaléïdoplumes, sous le titre “Nouveau Western” :

Changement de décor, une rue sans sol ni do entre deux rangées de fa. Un court rang d’air danse avec des feuilles, mon automne. Le vieux Long est assis sur son bécarre habituel, clef de voûte d’une ribambelle de moines aux tons pastels. Il a laissé son banc Jo à son ara qui rit.

Il fait beau, chaud dans cet ambiance bémol. Derrière les portes a ressorts du saloon, le piano dièse au son du bar. Sur scène, le barde s’effeuille …

hum hum …

Je disais donc, une oie et son jarre tel un duo aphone, endors l’âme d’une sphère sans facettes. Tout le monde s’en fou, il n’y a plus de client, plus de vice, plus de ski, plus de bonbon, juste Cognac-Jay à la radio en scopie, graphie et stéréophonie.

Nouveau western …

Pourtant, derrière chacune de ses façades, il n’y a rien. Ni home, ni ferme, ni fans ; juste de l’herbe qui poudroie et un sol sec et aride à perte de vue. Si, j’oubliais, il y a ici et là, deux ou trois cactus fiers et droits dans leurs bottes en caoutchouc. Le vieux ara ne rira plus jamais autrement que sur bande enregistrée, empaillé.

De temps en temps, les projecteurs s’allument, le piano redémarre lentement sur une courroie mal tendu. Un accessoiriste vient redresser le vieux Long, lui remettre la tête sur les épaules en pestant contre les colles bon marché qui ne tiennent jamais assez longtemps. Une assistante indique au barde perdu le chemin de son plateau d’enregistrement, un autre accessoiriste branche les ventilateurs. Tout s’éteint, se rallume et s’éteint à nouveau pendant qu’une fumée bleue s’échappe du quatrième ventilo, celui qui a des taches de rouille ; à remplacer d’urgence par un modèle étanche quand on pourra caser sa ligne dans le budget toujours trop court.

Les acteurs à l’heure, pour une fois, se chamaillent comme des gamins dans leurs costumes trop chauds, trop lourds, trop serrés, quels chochottes. C’est à ce moment que la star arrive, non pas la star de téléfilm de troisième partie de soirée, mais La Star de film à gros budget, en limousine et chauffeur climatisé ; qui passe et s’éloigne vers le grand plateau, au fond, là où touts les budgets s’en vont sans soucis. Parenthèse de deux minutes avant de s’apercevoir qu’ils ont encore réquisitionné toutes les caméras, journée foutue.

7 nov. 2011

Le chat et l'araignée

Écrit pour la consigne 186 de Kaléïdoplumes :

Une araignée régnait
En reine d’étrenne
Sans outrage ou otage
Sur une amarre de tintamarre

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25 juil. 2011

Lettre d'un père à son fils

Écrit pour la consigne 175 de Kaléïdoplumes :

Mon enfant

Je t’écris ses mots le jour de la fête des pères. Bien que depuis des années je n’ai pas voulu la fêter. T’expliquer pourquoi serait bien long et tu en sais déjà le principal et tu es devenu homme à comprendre ce que je n’ai jamais pu et voulu dire.

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18 juil. 2011

Le conteur du dernier jour

Écrit pour Kaléïdoplumes le 4 juillet 2011 :

Au soir du dernier jour, dans cette lande qui a pour nom Finistère, au bout de la dernière terre, un esprit se réveillera. Je ne suis pas cet homme ou cette femme et pourtant.

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19 déc. 2010

Tom ?

Écrit pour la consigne 148 de Kaléïdoplumes sur le thème de la lettre au père Noël :

- Alors Tom, tu n’écris pas de lettre au père Noël ? ta feuille est encore toute blanche ?
- …
- Tu es sûr de ne rien vouloir ? tu pourrais demander une épée de Narnia, une souris bottée en peluche, un monsieur Jack.
- J’ai déjà tout ça
- Tu ne veux pas aller à Disneyland ?
- Non, le dragon me fait peur ! il a l’air tellement méchant
- Mais tu sais que ce n’est pas un vrai dragon ? Tu n’a pas envie de nouveaux livres, d’un nouveau jeu pour ta console ?
Regarde, tous les enfants ont rempli leurs listes …
- Ils demandent n’importe quoi et pi le Père Noël n’existe pas !
- Voyons, bien sûr qu’il existe, mais tu dis ça parce que tu ne trouve rien à demander ? Tu sais que si tu attends trop longtemps, il ne recevra pas ta lettre à temps pour préparer tes cadeaux.
Regarde les autres enfants, ils demandent un éléphant, un singe, un tableau 3 en 1. Bon, je ne suis pas sûr que le père Noël soit d’accord pour offrir une chèvre. Tu ne veux pas de rollers ? de la dernière console Toy Story 3 ? un poney, ou un chat ?
- Non j’veux pas tout ça ! C’que j’veux, je suis sûr que même le père Noël pourra jamais le faire !
- Tu devrais l’écrire sur ta lettre. Tu sais il est capable de faire des miracles.
- pfff ! Il existe pas, d’abord !
- Raconte moi alors ce que même le père Noël ne peux pas faire. Tu veux bien ?
- Je veux mon papa et ma maman ! Je veux les retrouver tous les deux … comme avant …
Pi je m’appelle pas Tom, j’m’appelle Rémi !

7 nov. 2010

Les mots sur Kaléïdoplumes

Un essai pour Kaléïdoplumes

Je suis humble quand
Tu y écrit, peut-être à mes côté
Il est fait de mots pour
Nous tous ensemble
Vous en êtes les gardiens et
Ils font de nous comme une famille

3 oct. 2010

Kaléïdo TV, the domino show

Pour la consigne 135 de Kaléïdoplumes :

Bienvenue sur notre nouveau show télé. Aujourd’hui en direct sur vos écrans en exclusivité sur les ondes de Kaléïdoplumes. Le tout premier slalom dominesque. Mais place au spectacle …

Le départ va bientôt être donné. Le domino blanc monte sur l’aire de lancement dans sa combinaison fleurie. Notre mini caméra volante se met en place. Encore quelques minutes de patience …

Mais que fait-il ? Il ralentit et s’approche d’un magnifique chat tigré un peu enveloppé comme dirait Obelix. Un chat au large sourire dirais-je plutôt. Suivons-le. Que va-t-il faire ? Il tourne autour des moustaches du chat, bourdonne dans ses oreilles et semble même l’hypnotiser. C’est un chat devenu docile qui le suit jusqu’au milieu du dispositif comme une pièce centrale d’un gigantesque puzzle, au croisement de multiples lignes de dominos. Aussitôt fait, un dernier survol pour s’assurer que tout est en place et il reprend son poste de chef d’orchestre. Un dernier coup de baguette pour lancer la chevauchée des walkyries.

Et c’est parti, d’une pichenette la course est lancée. Le domino blanc décolle littéralement sous nos yeux, laissant presque notre caméra sur place, fait quelques pirouettes et s’élance en survolant la piste de dominos. Il semble être doué de sa propre intelligence. C’est incroyable !

D’un seul élan semblable à une abeille, un oiseau mouche, il survole la course effrénée ; l’approche des moustache du chat est délicate, mais parfaitement négociée. La moustache gauche à peine effleurée entraîne un bâillement et une autre moustache transmet le mouvement sur une nouvelle file de dominos.

Un virage à gauche un autre à droite, un domino rebelle vite remit dans le rang et déjà une nouvelle complication. Ouhhh ça va être chaud, la piste s’incline dangereusement, mais juste avant la sortie de piste, le dernier domino active le manchot à ressort qui s’envole comme une fusée, tape un domino solitaire qui fait un triple salto arrière dans son habit d’argent et relance la course un peu plus haut. C’est magnifique de précision ! Nous continuons à survoler la course derrière le numéro un avec notre mini-caméra dans un colimaçon infernal. La course est tellement folle que nous frôlons la paroi extérieure, le moindre accroc pourrait être fatal juste au dessus de la mare au canards jaune. La tapette à souris est armée, tendue à l’extrême et hop une pirouette de domino en cape jaune fluorescent au ras du piège. La cape frôle le piège déclenché comme une souris dansant sous le moustache d’un chat sans se faire prendre, et la course reprend de plus belle. Zigzague dans tous les sens croise des dominos couchés les uns sur les autres sur un pont miniature et c’est l’arrivée sur le museau du chat.

Roulement de tambour, le chat s’est à nouveau endormi sera-t-il à la hauteur de l’exploit ? Le dernier domino prends son élan … le museau en vue … il parait que ce chat ne supporte pas qu’on touche son nez ! Il enchaine pirouettes sur pirouettes … Sera-t-il à la hauteur de l’exploit, la cible semble si loin … Il y est presque …

COUIC

Allo les studio ? Il y a quelqu’un ? Mais répondez, m’enfin ! Ça y est, ça a encore coupé !

22 août 2010

Les crapouilles oubliées

Une histoire pour Kaléïdoplumes :

Prenez quelques grammes de finesses dans un monde de brutes
deux doigts de bonheur
un clin d’œil amoureux
de la poudre de perlimpinpin à volonté
et autant de crapouilles que vous pourrez partager.

Dessinez des étoiles avec la poudre de perlimpinpin
mélangez le bonheur avec la finesse
laissez mitonner dans un cœur de patience
le temps de grignoter une première crapouille.

Le clin d’œil va essayer de s’échapper
prenez garde de ne pas le perdre de vue
s’il trouve une victime, c’est bon signe
prenez la par la taille.

Vous avez oublié votre préparation ? ce n’est pas grave. Les crapouilles se sont baignées dedans, elles n’en sont que meilleures à partager.
Dégustez, dansez à deux ou trois ou quatre, les yeux dans les yeux, les mains où vous voulez.

Et que les crapouilles soient avec vous et avec vos amours …

25 juil. 2010

Vers l'infini et plus encore Mais qu'y-a-t-il derrière?

Derrière un infini dans le continuum de l’espace indéfini, sans limite, sans contrainte, se love un espace de liberté illusoire sans début ni fin dont l’appétit se propage comme une onde, une ride à la surface de l’eau.

Simple impulsion créée à un moment qui n’existe pas ou plutôt regroupe tous les instants présent en un seul d’une durée aussi courte que l’éternité comme une courbe logarithmique qui ne touche jamais l’instant ni l’unité, sa cible à l’infini.

Sur une idée-consigne de Feuille

Cette consigne a été proposée lors d’un mini atelier à Lyon avec Bruyère, Sherkane, Sprite et Tornade et reprise par Cassy et Pati. Le résultat est visible sur Kaléïdoplumes et sur leurs blogs respectifs.

12 juin 2010

Tu vois petit ...

Pour la consigne 122 de Kaléïdoplumes :

Tu vois petit, quand j’avais ton âge tout ça n’était que forêt, des arbres à perte de vue. Comme j’étais haut comme trois pommes, je ne voyais que ça, que les arbres. Il a fallu une catastrophe écologique, comme ils disent à la ville, une tempête plus grosse que les autres pour que je vois enfin la montagne sous la forêt, tout ces rocs cachés par les arbres. Je ne sais pas si c’est mieux comme ça, ou mieux avant. Tout ce que je sais, c’est qu’elle était là avant et qu’elle sera encore là après et même après nous, après l’homme.

Et l’autre fada qui chante que la montagne est belle. La sienne peut-être, ou faut croire qu’il est resté trop longtemps à la ville.

Alors petit je vais te dire, il ne faut jamais croire ce qu’on te raconte, même s’ils te disent de regarder avec ton cœur. Il est aveugle aux réalités si tu oublies de regarder avec tes yeux.

Tu vois petit, depuis rien n’a repoussé, ou presque. L’homme à voulu, mais la montagne non. Tu vois petit, elle est peut-être belle, mais c’est aussi une garce, comme l’océan, elle ne rend pas toujours ceux qu’elle prend, elle décide et tu n’y peux rien. Tu ne les as pas connu et personne ne t’en parlera. Un jour peut-être tu apprendras, un jour peut-être ils reviendront.

Tu sais petit, elle t’a vu naître, si tu la respectes, si tu apprends à la connaître, alors peut-être, mais n’oublie pas, c’est elle qui décide. Moi, je suis trop vieux maintenant.

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