Les chevaux n’aiment pas les trains
Par Feuille de thé le 31 déc. 2025, 5h00 - Existentiel - Lien permanent
Ce jour là, je prenais le train pour Lyon Naturellement, comme je n’ai aucune idée de ma gare de départ, je prends la direction de Egrenau pour descendre à Lyon. pourquoi Lyon et surtout, pourquoi Egrenau, je n’en ai aucune idée en plus de ne pas savoir où est ni même si cette destination existe réellement.
C’est une liaison par TGV, mais il y a une correspondance, donc, je descends dans une gare sans nom dans une région inconnue pour attendre un train qui arrive à une heure inconnue … Ça commence mal, mais jusque là, tout est normal.
La compagnie ferroviaire fait un annonce pour les quelques centaines de voyageurs qui attendent de chaque côté. La ligne est relativement bien fréquentée. Dans la gare qui supporte notre patiente, elle a mis en place une nouvelle technologie de caténaires et effectivement nous voyons de bon gros câbles orange à l’endroit attendu et qui vont se perdre d’un côté vers l’horizon du chemin de fer et de l’autre s’enterrer dans un bâtiment enterré … Elle invite les voyageurs à se suspendre à ces câbles pour en apprécier la très haute tension, gage d’un contact optimal entre les caténaires et les pantographes ; bien sûr, quelques dizaines de voyageurs n’hésitent pas à tenter l’expérience. Et rien ! En fait si !
Nous voyons au même moment - coïncidence, concomitance, causalité ? passer des véhicules de pompiers toutes sirènes hurlantes sur la ligne de chemin de fer que doit prendre notre train et en plus en sens contraire, non mais, quel culot et quelle inconscience de leur part. Il s’avère qu’un incendie important s’est déclaré sur les abords de la ligne ce qui fait que toute l’alimentation électrique de la zone est coupée et de par le fait, plus aucun train ne circule. Les autres voyageurs semblent habitués et ont déjà commencés à quitter la gare pour chercher d’autres moyens de transports.
J’attends, comme un idiot ou un parfait touriste en me demandant comment les voyageurs ont put attraper les caténaires, et surtout pour quoi l’avoir fait quand j’entends une cavalcade. Ça ne fait pas une heure que je suis dans la gare et je n’ai rien vu d’aussi incongru, mais ce n’est pas finit.
Un âne du Poitou presque aussi gros qu’un percheron débarque affolé de nul part, suivi aussitôt de deux chevaux … et puis quoi encore me demanderiez vous ? Moi aussi, bon, je parviens tant bien que mal à les calmer sans me faire bousculer ni prendre un coup de sabot mal placé. Oui je découvre comme vous que je manipule ou dresse ces bestioles depuis ma plus tendre enfance pour les maîtriser aussi facilement. Parce que, un ou deux chevaux calmes ça se gère à peu près quand on est tout seul, même quand ils sont joueurs ou très curieux, mais trois complètement paniqués par un incendie juste à côté, c’est un poil plus compliqué, voire aléatoire …
Me voici donc à appeler les pompiers d’un côté, de l’autre à utiliser la borne d’appel placée sur le quai pour envoyer quelqu’un prendre en charge les canassons avant qu’ils n’occasionnent plus de problèmes et le tout en tenant les rennes de trois bestioles d’environ quatre ou cinq cent kilo chacune, normal …
Et bin, pas de chance, je n’ai pas la suite …