Passage pas sage
Billets indiscrets et très peu sages
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29 janv. 2008
Par Feuille de thé le 29 janv. 2008, 10h25
” La fin justifie les moyens ! ”
” Mais on ne veut pas la fin, on a faim ! et la faim aussi justifie les moyens, mais quand on a faim, on n’a pas les moyens ! ”
La faim justifie t elle une fin ? ou l’inverse ? quand la fin suit la faim et l’inverse aussi quand les réserves s’épuisent. Leurs fins précèdent la faim et s’achéve au pied d’une croix avec le mot fin.
14 août 2007
Par Feuille de thé le 14 août 2007, 11h24
- Prends une chaise ou assied toi par terre !
- Par terre, si ça peut être à tes pieds.
- Quelle idée, si tu crois que je te laisserais tirer mes bas de laine.
- A défaut de jupon, je te chiperais tes lacets, je te déchausserais faute de te détrousser, j’attraperais tes pieds comme je le ferais de tes hanches et de tes mollets, l’amant d’un jour je serais.
- Ose mon bichon et embrasse mes pieds si l’envie t’en prend, mais de mes jambes tu n’en verras pas plus !
- Ni aujourd’hui, ni demain, mais prends garde à tes robes légères qu’à tes pieds de nouveau je ne tire les bas de soie.
23 juin 2007
Par Feuille de thé le 23 juin 2007, 11h44
… avec un “a” comme
auréole et un “t” comme
tétine.
27 mars 2007
Par Feuille de thé le 27 mars 2007, 10h30
S’agenouiller à ses pieds
ôter chaussures et chaussettes
Laver ses pieds en les massant
Lécher ses plantes de pieds
Obéir …
9 déc. 2006
Par Feuille de thé le 9 déc. 2006, 11h54
Elle pouvait rester des heures devant son miroir. Des heures pour se coiffer, des heures pour se maquiller ou juste s’admirer. Des heures devant son grand miroir décoré de points rouges. Elle a toujours voulu être la plus belle.
Miroir, joli miroir …
Ce jour là, elle avait décidé de refaire sa coiffure. elle lissait doucement ses long cheveux brun en restant pensive devant une méche rebelle, indomptable. Pendant ce temps, elle repeignait son parquet avec des points rouges.
Sagement assise devant son grand miroir, son sang coulait sur ses épaules blanches, le long de ses hanches, entre ses jambes. Elle n’avait pas eu le temps de réajuster son peignoir pour cacher une empreinte de main un peu trop rouge.
Il parait que la dernière image qu’on voit reste figée au fond de son oeil, et elle, qu’a-t-elle bien pu voir devant son grand miroir ?
Elle s’appelait Marie, Marie et ses madeleines, Marie et son grand miroir …
11 nov. 2006
Par Feuille de thé le 11 nov. 2006, 9h31
Le premier coup l’a à peine effleuré
comme une caresse d’un amant trop timide.
Le deuxième s’est attaqué à son oreille
comme le baiser d’un amant fougueux.
Le troisième lui trancha la carotide …
2 nov. 2006
Par Feuille de thé le 2 nov. 2006, 3h24
Roxanne, tu n’iras pas danser ce soir.
Roxanne, tu n’iras plus la-bas le soir.
Ce n’est pas la vie que tu as choisi, mais celle qui te fait vivre.
You don’t have to put on the red light.
La dernière était sur l’ambulance et tu ne pouvait pas la voir.
You don’t have to sell your body to the night.
Tu n’en as plus besoin. Ce soir et les autres soir aussi, tu sera seule dans ton lit, personne pour faire de ton corps un jouet. Tu avais décider d’arrêter. Tu voulais partir loin, loin de cette ville, loin de cette vie. Un dernier client, un client de trop.
Walk the streets for money …
Save your soul …
23 oct. 2006
Par Feuille de thé le 23 oct. 2006, 10h27
Il avait l’air si mignon et pourtant j’avais à peine eu le temps de l’apercevoir avant d’entrer dans la salle. Heureusement nous étions seuls, je pu le retrouver facilement, avec sa coiffure en hérisson. Je m’installais discrètement à proximité, non, en fait juste derrière lui. Profitant de la pénombre, je glissais mes mains dans ses cheveux, si doux malgré le gel. Il ne dit rien, dormait-il ? Je savais pourtant qu’il m’avait vu avant d’entrer. Je glissais sur sa nuque, caressais ses épaules si fines, son air androgyne le rendait si sexy. Sa respiration s’accéléra pendant que je déboutonnais sa chemise pour toucher un torse que je devinais imberbe. Il avait la peau si douce et deux … petits seins de femme sous mes mains …
J’hésitais un instant ne sachant comment réagir pendant qu’une tête roulait sur le grand écran et nous regardait fixement. C’est à ce moment qu’il … qu’elle … me saisit les mains. Se mit à les embrasser, les lécher, je n’osais plus bouger. J’étais à sa merci. Avant d’avoir pu réagir, je me retrouvais de l’autre côté de la rangée de fauteuil, presque sur ses genoux. Je sentais mes mains glisser sous sa chemise, sur son ventre … Elle continuait à me lécher les doigts …
Une femme … Je faisait l’amour à une femme, ou plutôt, une femme se servait de moi. Comment ai-je ou me laisser … ?
Deux mains … deux mains se sont posées sur mes hanches … nous n’étions pas si seuls …
Qui peut bien être ce conteur libertin, conteur ou conteuse ? Et ces deux mains qui surgissent de nul part, homme ou femme ? Et que va-t-il se passer, maintenant, au coeur de ce trio ? Avez-vous quelques idées ?
27 sept. 2006
Par Feuille de thé le 27 sept. 2006, 8h59
Elle l’avait mis dans le congélateur. Personne n’avait rien vu, rien su. Elle était restée tout ce temps sans nous dire quoique que ce soit. Je l’ai trouvé, par hasard, en ouvrant le congélateur, bien emballé entre les cornets à la vanille et les pots de glace à la mangue, ceux qu’elle préfère. Je n’ai pas vu tout de suite ce que c’était, juste un paquet un peu plus grand que les autres.
Les médecins avaient préférés la garder en observation et peut-être l’emmener dans un centre spécialisé. On ne pourra peut-être jamais savoir pourquoi elle l’avait laissé là.
Elle avait dû sentir très vite qu’il était mort peu avant sa naissance et n’avait pu se résigner à s’en séparer. Combien de temps avait-elle pu porter en elle ce petit corps sans vie ?
18 sept. 2006
Par Feuille de thé le 18 sept. 2006, 10h41
Pas sage coquin pour répondre à une consigne peu ordinaire (29ème) de Paroles Plurielles :
Elle est apparue comme dans un rêve, en robe de satin noir. Elle demandait du sel ou des allumettes, je ne sais plus.
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17 sept. 2006
Par Feuille de thé le 17 sept. 2006, 11h57
Pour l’atelier d’écriture Obsolettres :
Et dire que j’ai failli la manger, là, comme ça, cette chose minuscule. Mais qu’est-ce que ça faisait dans mon paquet de chips, ce truc tout mou au milieu de mes chips si croustillantes ?
J’aurais pu le manger comme un vulgaire morceau de chamallow, sauf qu’on ne trouve jamais de chamallow au milieu d’un paquet de chips, jamais !
C’est malin, tout couvert des épices de mes chips, ça ne ressemble à rien. Regardez-moi ça, tout couvert de poudre brune, ça ressemble à une libellule, une grosse libellule chargée de pollen. Tiens, Ça frétille ! La libellule se réveille ? Ça chatouille, le pollen, surtout quand c’est du pollen d’épices.
Et le vilain crapaud se transforma … enfin presque …
Vous ne devinerez jamais ce que j’ai trouvé dans mon paquet de chips ! Vous ne me croirez jamais si je vous dis que j’ai trouvé une fée, une vrai petite fée, comme la Fée Clochette de Peter Pan. Une véritable fée clochette avec de grande ailes de libellules comme les dessine si bien Loisel.
Si elle pouvait me reposer sur terre … quand elle aura fini d’éternuer …
6 sept. 2006
Par Feuille de thé le 6 sept. 2006, 11h25
Je vous assure, votre honneur, je ne voulais que la chatouiller, juste au niveau de la taille, sans plus. C’est juste à ce moment qu’il y a eu un violent courant d’air.
Un courant d’air dans votre bureau ? ou plutôt une fougue tempétueuse ? pour soulever ainsi le chemisier de mademoiselle Agnés !
Non, non, je vous assure, peut-être une fenêtre mal fermée, mais je ne voulais pas mettre la main sous son chemisier. Sous la surprise, Agnés, ‘fin, mademoiselle Agnés a perdu l’équilibre et …
Et c’est tout à fait par hasard que vous l’avez attrapé par son corsage pour l’empêcher de tomber ?
C’est pas du tout ça, votre honneur, elle est tombée dans mes bras avant que j’ai le temps de réagir. C’est quand elle a essayé de se relever que je me suis retrouvé coincé dans son corsage. Je ne pouvais pas prévoir qu’elle perdrais sa jupe à ce moment.
C’est tout ce que vous trouvez pour vous défendre, alors que votre directeur vous a surpris avec sa secrétaire à moitié nue sur vos genoux.
Je vous assure, votre honneur, c’est la stricte vérité … Elle sent si bon la figue, mademoiselle Agnés …
31 août 2006
Par Feuille de thé le 31 août 2006, 7h37
Les amants
Elle ne savait pas où elle était. Elle ne sentait que les liens qui l’entravait sur du marbre trop froid et un bandeau qui lui écrasait les yeux. Elle ne pouvait qu’entendre et elle entendait trés bien, trop bien même.
Les deux amants qui s ‘acharnaient depuis un moment à faire l’amour. Plus ils criaient, plus elle sentait le désir monter en elle. Elle n’entendait que ça, leurs cris, leurs gémissements, elle pouvait sentir leur odeur, leur fougue, presque les toucher. Plus elle entendait, plus elle sentait leur ardeur monter en elle, l’envahir, s’emparer de son corps, de son âme.
Elle ne pouvait plus s’empêcher de les entendre, de subir leur jouissances, de sentir leurs rôles, chacun d’eux accompagnait les morsures de la cire chaude sur ses bras, ses jambes, son ventre, son corps. son coeur avait déjà rejoins ceux des deux amants, sur le même rythme, la même frénésie.
Silence … Les gémissements avait soudainement laissé place à un lourd silence.
« Non ! Non ! pas maintenant, continuez ! » Alors que l’excitation disparaissait, laissant doucement la réalité reprendre place.
Elle frissonna en sentant une main se poser sur son ventre. émit un soupir de soulagement. Mélange de peur et d’excitation, pendant que la main venait la caresser, réveiller la pointe d’un sein. S’attardant sur sa toison humide, elle sentit qu’elle allait défaillir.
Elle jouit en sentant le poignard s’enfoncer dans son coeur …
29 août 2006
Par Feuille de thé le 29 août 2006, 11h52
Le peuplier, est-ce qu'il peut plier ?
Et si le peuple y est, va-t-il peu plier ?
Par Feuille de thé le 29 août 2006, 9h59
Un chausseur sachant chausser doit savoir chausser sans chanson.
A ne pas confondre avec un pétaure de Troy qui, lui, ne se chevauche qu'en chantant.
16 mai 2006
Par Feuille de thé le 16 mai 2006, 10h19
C’est à la fin, seulement à la fin que l’on apprend qui est l’assassin.
Alors que dés le début on soupçonne le patron de bar, gros laid et antipathique.
Ce n’est qu’a la fin qu’on découvre que le moine si serviable avec toujours les mots qu’il faut, est en fait un assassin. Non pas un assassin ordinaire, mais l’Assassin parmi les plus noirs. Ce n’est qu’a la fin, qu’on révèle la vérité sur ce moine le plus pervers du moment.
A la Fin ! … pas au début … sinon la fin serait au début …
D’ailleurs, était-il réellement moine ? …
Par Feuille de thé le 16 mai 2006, 9h56
Vas-y hurle, expulse ta haine, tu es seul dans l’ombre de tes cauchemars. Hurle a en déchirer les brumes de ton cerveau. Ton âme est comme une couronne d’épines, tu peux hurler autant que tu veux, personne n’entend, personne n’écoute. La souffrance est ta seule compagne, la seule et la plus fidèle.
Vas-y hurle encore, à en perdre les dernières larmes de ta conscience. Nuée de particules seules capables de percer ta bulle d’inconscience, comme des cristaux de douleurs éclatant les uns après les autres. Il n’y a que la nuit pour les entendre, pour comprendre …
Mais la nuit, c’est toi même

29 avr. 2006
Par Feuille de thé le 29 avr. 2006, 6h29

S’approcher de son visage
sentir sa respiration
fermer les yeux
attendre
Chercher sa bouche
embrasser ses lèvres

Réveil
il fait froid
l’hôtel sent l’abandon
le lit est vide
Tout est si loin
si froid …
27 avr. 2006
Par Feuille de thé le 27 avr. 2006, 11h01
Après un tour sur le blog de
Pati et ses (mé)faits et gestes, je me décide à porter ma contribution.
A pattes de velours je m’approche.
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26 avr. 2006
Par Feuille de thé le 26 avr. 2006, 10h29
C’était une journée d’été tout à fait normale, comme toutes les autres. Le soleil prenait plaisir à me regarder en jupe de jean assortie à son ciel. La journée s’annoncait chaude et radieuse.
Comme tous les jours je prend un vieux métro remuant dans tous les sens son lot de voitures archibondées. Avec son lot habituel de pieds trop grands ou trop lourds, de regards discrets et de mains un peu moins.
Comme tous les jours … ou presque … me disais-je en regardant mon image dans le miroir ornée d’une marque rouge en forme de coeur sur fond bleu hématome sur ma fesse gauche …