Obscurité

Il avait l’air si mignon et pourtant j’avais à peine eu le temps de l’apercevoir avant d’entrer dans la salle. Heureusement nous étions seuls, je pu le retrouver facilement, avec sa coiffure en hérisson. Je m’installais discrètement à proximité, non, en fait juste derrière lui. Profitant de la pénombre, je glissais mes mains dans ses cheveux, si doux malgré le gel. Il ne dit rien, dormait-il ? Je savais pourtant qu’il m’avait vu avant d’entrer. Je glissais sur sa nuque, caressais ses épaules si fines, son air androgyne le rendait si sexy. Sa respiration s’accéléra pendant que je déboutonnais sa chemise pour toucher un torse que je devinais imberbe. Il avait la peau si douce et deux … petits seins de femme sous mes mains … J’hésitais un instant ne sachant comment réagir pendant qu’une tête roulait sur le grand écran et nous regardait fixement. C’est à ce moment qu’il … qu’elle … me saisit les mains. Se mit à les embrasser, les lécher, je n’osais plus bouger. J’étais à sa merci. Avant d’avoir pu réagir, je me retrouvais de l’autre côté de la rangée de fauteuil, presque sur ses genoux. Je sentais mes mains glisser sous sa chemise, sur son ventre … Elle continuait à me lécher les doigts … Une femme … Je faisait l’amour à une femme, ou plutôt, une femme se servait de moi. Comment ai-je ou me laisser … ? Deux mains … deux mains se sont posées sur mes hanches … nous n’étions pas si seuls …
Qui peut bien être ce conteur libertin, conteur ou conteuse ? Et ces deux mains qui surgissent de nul part, homme ou femme ? Et que va-t-il se passer, maintenant, au coeur de ce trio ? Avez-vous quelques idées ?