La réalité est que le monde tourne sur lui même

deux voyageurs dans le désert photographie de Sherkane pour Kaléïdoplumes Pour la consigne 63 de Kaléïdoplumes, je viens enfin, avec presque 1 an de retard, d’écrire ceci (la photographie est de Sherkane) :

La réalité est que le monde tourne sur lui même. J’en prends un, je retiens l’autre et je met au dénominateur.

Oui, mais, qu’est-ce qu’une réalité et a contrario, qu’est-ce que l’illusoire ?

Prenons, au hasard, le désert du Sahara, n’est-il pas une réalité intangible ? Il n’est pourtant qu’illusions. Illusions de vert et de bleus, illusions d’oasis et d’eau quand le ciel se reflète sur le sable. D’autre part chacun de nous, étant unique, avons une perception de la réalité différente ; ce qui fait de cet réalité un objet pluriel, multiple, infini … Las, le doute arrive, n’est-ce pas associer, en ces mots réalité et infini, deux notions antinomiques ? Le voyageur égaré dans le désert y voit une étendu de sable infini. Ce qui est une réalité pour cet infortuné n’est pourtant qu’un espace fini, clos, ceinturé, une illusion ; heureusement d’ailleurs.

Or, cela ne peut aller ainsi, le désert est comme une baignoire, pleine de sable elle ne peut pas fuir, le sable ne s’écoule pas du numérateur comme l’eau d’une fontaine. Prenons un sablier, objet banal autant que représentatif. Certes, son sable, s’écoule de haut en bas, du numérateur des temps futurs et des possible vers le dénominateur du passé et de l’accompli ; mais, il n’est pas à l’image du temps qui passe, infini et éternel. Une fois vide, il s’arrête, simple échantillon, simple intervalle ; et le temps passe … indifférent.

Fontaine, je ne boirais ton eau … Fontaine, je ne connais ni ta source, ni ton âme …

Le grain de folie s’échappe comme une tempête de sable dans un verre d’eau et tourbillonne sur le dos d’une sorcière. Une sorcière bien aimée à qui l’on pose des questions de baignoires qui fuient et se remplissent de sable quand il faudrait de la neige. Personne n’a le courage de lui proposer des histoires de trains qui se croisent et s’échappent dans les spirales du temps

J’épingle sur une carte la Vie et la Mort et me retourne sur le globe terrestre. Le chemin est court, juste quelques heures, d’une case à l’autre, parcelle microscopique sur la planisphère.

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