Passage pas sage

Billets indiscrets et très peu sages

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samedi 23 juin 2007

Saint

… avec un “a” comme auréole et un “t” comme tétine.

samedi 9 décembre 2006

Le miroir

Elle pouvait rester des heures devant son miroir. Des heures pour se coiffer, des heures pour se maquiller ou juste s’admirer. Des heures devant son grand miroir décoré de points rouges. Elle a toujours voulu être la plus belle. Miroir, joli miroir … Ce jour là, elle avait décidé de refaire sa coiffure. elle lissait doucement ses long cheveux brun en restant pensive devant une méche rebelle, indomptable. Pendant ce temps, elle repeignait son parquet avec des points rouges. Sagement assise devant son grand miroir, son sang coulait sur ses épaules blanches, le long de ses hanches, entre ses jambes. Elle n’avait pas eu le temps de réajuster son peignoir pour cacher une empreinte de main un peu trop rouge. Il parait que la dernière image qu’on voit reste figée au fond de son oeil, et elle, qu’a-t-elle bien pu voir devant son grand miroir ?

Elle s’appelait Marie, Marie et ses madeleines, Marie et son grand miroir …

samedi 11 novembre 2006

3 coups

Le premier coup l’a à peine effleuré
comme une caresse d’un amant trop timide.
Le deuxième s’est attaqué à son oreille
comme le baiser d’un amant fougueux.
Le troisième lui trancha la carotide …

mercredi 27 septembre 2006

Le congélateur

Elle l’avait mis dans le congélateur. Personne n’avait rien vu, rien su. Elle était restée tout ce temps sans nous dire quoique que ce soit. Je l’ai trouvé, par hasard, en ouvrant le congélateur, bien emballé entre les cornets à la vanille et les pots de glace à la mangue, ceux qu’elle préfère. Je n’ai pas vu tout de suite ce que c’était, juste un paquet un peu plus grand que les autres. Les médecins avaient préférés la garder en observation et peut-être l’emmener dans un centre spécialisé. On ne pourra peut-être jamais savoir pourquoi elle l’avait laissé là. Elle avait dû sentir très vite qu’il était mort peu avant sa naissance et n’avait pu se résigner à s’en séparer. Combien de temps avait-elle pu porter en elle ce petit corps sans vie ?

lundi 18 septembre 2006

Satin et flanelle

Pas sage coquin pour répondre à une consigne peu ordinaire (29ème) de Paroles Plurielles :

Elle est apparue comme dans un rêve, en robe de satin noir. Elle demandait du sel ou des allumettes, je ne sais plus.

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dimanche 17 septembre 2006

Le paquet de chips

Pour l’atelier d’écriture Obsolettres :

Et dire que j’ai failli la manger, là, comme ça, cette chose minuscule. Mais qu’est-ce que ça faisait dans mon paquet de chips, ce truc tout mou au milieu de mes chips si croustillantes ?
J’aurais pu le manger comme un vulgaire morceau de chamallow, sauf qu’on ne trouve jamais de chamallow au milieu d’un paquet de chips, jamais !
C’est malin, tout couvert des épices de mes chips, ça ne ressemble à rien. Regardez-moi ça, tout couvert de poudre brune, ça ressemble à une libellule, une grosse libellule chargée de pollen. Tiens, Ça frétille ! La libellule se réveille ? Ça chatouille, le pollen, surtout quand c’est du pollen d’épices.
Et le vilain crapaud se transforma … enfin presque …
Vous ne devinerez jamais ce que j’ai trouvé dans mon paquet de chips ! Vous ne me croirez jamais si je vous dis que j’ai trouvé une fée, une vrai petite fée, comme la Fée Clochette de Peter Pan. Une véritable fée clochette avec de grande ailes de libellules comme les dessine si bien Loisel.
Si elle pouvait me reposer sur terre … quand elle aura fini d’éternuer …

mercredi 6 septembre 2006

Votre honneur

Je vous assure, votre honneur, je ne voulais que la chatouiller, juste au niveau de la taille, sans plus. C’est juste à ce moment qu’il y a eu un violent courant d’air. Un courant d’air dans votre bureau ? ou plutôt une fougue tempétueuse ? pour soulever ainsi le chemisier de mademoiselle Agnés ! Non, non, je vous assure, peut-être une fenêtre mal fermée, mais je ne voulais pas mettre la main sous son chemisier. Sous la surprise, Agnés, ‘fin, mademoiselle Agnés a perdu l’équilibre et … Et c’est tout à fait par hasard que vous l’avez attrapé par son corsage pour l’empêcher de tomber ? C’est pas du tout ça, votre honneur, elle est tombée dans mes bras avant que j’ai le temps de réagir. C’est quand elle a essayé de se relever que je me suis retrouvé coincé dans son corsage. Je ne pouvais pas prévoir qu’elle perdrais sa jupe à ce moment. C’est tout ce que vous trouvez pour vous défendre, alors que votre directeur vous a surpris avec sa secrétaire à moitié nue sur vos genoux. Je vous assure, votre honneur, c’est la stricte vérité … Elle sent si bon la figue, mademoiselle Agnés …

mardi 29 août 2006

C'est pas du bouleau

Le peuplier, est-ce qu'il peut plier ?
Et si le peuple y est, va-t-il peu plier ?

La chaussure du pétaure

Un chausseur sachant chausser doit savoir chausser sans chanson.
A ne pas confondre avec un pétaure de Troy qui, lui, ne se chevauche qu'en chantant.

mardi 16 mai 2006

La fin

C’est à la fin, seulement à la fin que l’on apprend qui est l’assassin.
Alors que dés le début on soupçonne le patron de bar, gros laid et antipathique.
Ce n’est qu’a la fin qu’on découvre que le moine si serviable avec toujours les mots qu’il faut, est en fait un assassin. Non pas un assassin ordinaire, mais l’Assassin parmi les plus noirs. Ce n’est qu’a la fin, qu’on révèle la vérité sur ce moine le plus pervers du moment.

A la Fin ! … pas au début … sinon la fin serait au début …

D’ailleurs, était-il réellement moine ? …

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