Les Mots

Des histoires avec jeux de mots, jeux de lettres ...

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samedi 25 mai 2013

L'île au trésor

Pour un défi un peu particulier sur Kaléïdoplumes, où il est question d’écrire une histoire en utilisant les seules lettres de l’alphabet contenues dans un mot donné. Pour cette histoire, il fallait se baser sur le mot “supercalifragilisticexpialidocious” et n’utiliser que les lettres contenues dans ce mot.

Le phrasé suit le trait rose ou rouge du papier d’écolier à carreaux. Traits acérés sur le fil de l’ épée ou larges et délicats du roi de cœur. La feuille est pâle, l’écriture triste.

Il faut choisir, fuir ou lutter. Fuir sa geôle, ôter ses fers futiles. Lutter, laisser là, Circé et supplices, oser. Chercher l’île aux oiseaux, croiser sa fée Clochette. Tracer sa route sur le papier ou l’écrire sur le réel. Irréel, utopie ?

Ile au trésor, île solitaire, perruches et paradisiers, espoir et goélette.

samedi 4 mai 2013

Une lutine et un rat

Pour un défi un peu particulier sur Kaléïdoplumes, où il est question d’écrire une histoire en utilisant les seules lettres de l’alphabet contenues dans un mot donné. Pour cette histoire, il fallait se baser sur le mot “naturaliser” et n’utiliser que les lettres contenues dans ce mot.

Naturelle, elle erre sans aile. Une antre, elle entre et là, un rat naturiste et triste, s’ennuie. Il luit, elle rit un instant, une éternité. Sans rature, a leur insu, la nature les lie l’un et l’autre, l’un à l’autre ; un lien en lin et lierre. Ils rient.

Un seul être et elle, unité de l’instant, un trait entre elle et lui. Ils saisissent l’instant et l’instant les saisit. Dans l’antre, un âtre, dans l’âtre, une aile et une aile et, sur une allée, un lutrin. Elle à l’aise en ailes s’étire et lui sur le lutrin lit. Ainsi instruit, ils s’allièrent et s’en allèrent, à tire d’ailes.

Ils s’en allèrent l’un et l’autre, un rat à terre et une lutine en l’air.

dimanche 21 février 2010

La réalité est que le monde tourne sur lui même

deux voyageurs dans le désert photographie de Sherkane pour Kaléïdoplumes Pour la consigne 63 de Kaléïdoplumes, je viens enfin, avec presque 1 an de retard, d’écrire ceci (la photographie est de Sherkane) :

La réalité est que le monde tourne sur lui même. J’en prends un, je retiens l’autre et je met au dénominateur.

Oui, mais, qu’est-ce qu’une réalité et a contrario, qu’est-ce que l’illusoire ?

Prenons, au hasard, le désert du Sahara, n’est-il pas une réalité intangible ? Il n’est pourtant qu’illusions. Illusions de vert et de bleus, illusions d’oasis et d’eau quand le ciel se reflète sur le sable. D’autre part chacun de nous, étant unique, avons une perception de la réalité différente ; ce qui fait de cet réalité un objet pluriel, multiple, infini … Las, le doute arrive, n’est-ce pas associer, en ces mots réalité et infini, deux notions antinomiques ? Le voyageur égaré dans le désert y voit une étendu de sable infini. Ce qui est une réalité pour cet infortuné n’est pourtant qu’un espace fini, clos, ceinturé, une illusion ; heureusement d’ailleurs.

Or, cela ne peut aller ainsi, le désert est comme une baignoire, pleine de sable elle ne peut pas fuir, le sable ne s’écoule pas du numérateur comme l’eau d’une fontaine. Prenons un sablier, objet banal autant que représentatif. Certes, son sable, s’écoule de haut en bas, du numérateur des temps futurs et des possible vers le dénominateur du passé et de l’accompli ; mais, il n’est pas à l’image du temps qui passe, infini et éternel. Une fois vide, il s’arrête, simple échantillon, simple intervalle ; et le temps passe … indifférent.

Fontaine, je ne boirais ton eau … Fontaine, je ne connais ni ta source, ni ton âme …

Le grain de folie s’échappe comme une tempête de sable dans un verre d’eau et tourbillonne sur le dos d’une sorcière. Une sorcière bien aimée à qui l’on pose des questions de baignoires qui fuient et se remplissent de sable quand il faudrait de la neige. Personne n’a le courage de lui proposer des histoires de trains qui se croisent et s’échappent dans les spirales du temps

J’épingle sur une carte la Vie et la Mort et me retourne sur le globe terrestre. Le chemin est court, juste quelques heures, d’une case à l’autre, parcelle microscopique sur la planisphère.

lundi 18 août 2008

Il était une fois

... ils vécurent heureux et eurent beaucoup de petits enfants.

Mais en ces temps là, la vie était plutôt précaire, les épidémies fréquentes et la médecine balbutiante. Beaucoup d'entre eux disparurent dans leurs premiers jours, trop jeunes pour que leur souvenir nous soit parvenus. Quelques érudits en ont découvert des fragments de témoignage, mais tout cela est si tenu, si fragile ...

Il est un autre fléaux impardonnable venant entre deux épidémies. De nombreuses croisades contre les grecs, les romains ou les wisigoth prélevèrent aussi leurs parts dans cette population. Ces guerres répétitives diminuèrent encore le nombre de descendant de nos héros déjà bien âgés et fatigués.

De toutes cette descendance il ne nous reste que peu de choses. Si peu que je dirais que c'est notre bien le plus précieux. 26 petits être et quelques souvenirs d'une fine porcelaine littéraire. 26 petites lettres qui font avancer le monde, lentement mais surement ; lentement mais aussi surement que César a conquis la Gaule ou Alexandre le Grand la méditerranée, Napoléon en Égypte.

26 aujourd'hui ... mais demain ? 25 ? 10 ? 3 ? comme le mot fin ... Quoique ... il reste quelques accents ...

lundi 5 mai 2008

La pensée du jour

Quand il faut nier l’absence, le vide se fait plus oppressant.

lundi 30 avril 2007

Vitupère

Vitupère donc le monde et ses défauts
il te le rendras un jour
et la vie tu perdras
bien avant d’avoir fini de le blâmer.

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