lundi 1 octobre 2012

Le rapport de l'abîme

Pour la consigne 224 de Kaléïdoplumes, j’ai écris cette quatrième de couverture.

Le rapport de l'abîme - couverture de livre

Elle ne se serait pas pris les pieds dans le tapis, elle n’aurait pas vu le petit coffre sous la commode japonaise.

Mais tout cela, c’était avant, avant le 11 septembre, avant Katrina. Elle ne l’avait jamais vu, donc jamais ouvert, mais elle savait ce qu’il contenait.

Peu de temps après, la maison était en vente.

lundi 12 mars 2012

Avec des mots

Pour la consigne 198 de Kaléïdoplumes, sur le thème de l’arbre :

J’ai planté un arbre, juste un arbre. Je ne l’ai pas mis en terre et je ne sait pas non plus à quoi il ressemblera ; je l’ai juste planté, tout petit. J’espère qu’il aura les couleurs de l’arc-en-ciel, mais dans ce domaine, je n’ai pas vraiment la main verte.

Petite chose faites de mots et de regards, peut-être ne trouvera-t-il pas le bon terreau ou peut-être n’en sortira-t-il qu’une ou deux couleurs. Je l’ai planté avec l’espoir, peut-être égoïste, qu’il grandisse et s’épanouisse.

J’ai planté un arbre dans ton esprit, dans ton âme en espérant toucher ton cœur, utopie ? Juste un arbre au feuillage vert, rouge et or. Il t’arrivera de l’oublier et peut-être me de le maudire , de le haïr. Il se fera tout petit s’il le faut, mais il restera quelque part bien caché, à attendre l’accalmie, comme un arbre sous la neige, prêt à déployer son feuillage multicolore ou simplement vert, comme un arbre au printemps.

Je sais pourtant que tu le gardera, mais n’oublie pas, toi qui porte cet arbre, de lui laisser une place, même toute petite, au soleil.

dimanche 26 février 2012

Duo d'affiches

A quelques détails près …

affiche du film Auberge Espagnole 2001affiche du film Another Happy Day 2012

Compositions identiques, scénarii identiques ?

lundi 6 février 2012

Une feuille anonyme

Écrit pour la consigne 196 de Kaléïdoplumes sur le thème de la procrastination, “Demain sans doute… ou pas !”.

J’ai comme un petit problème. Vous vous en doutez, n’est-ce pas, sinon je n’écrirais pas ici.

- Je me présente, je m’appelle Henri Feuille - (tout plein de voix ensemble) Bonjour Feuille ! - (une jolie rouquine un vieux monsieur barbu) Raconte-nous, Feuille, ce qui t’amène parmi nous.

- Alors voilà, je suis ce qu’on appelle dans mon métier, un référent technique. Oui, je sais c’est un mot un peu barbare, mais derrière ce mot, ce cache une réalité toute bête. Je sais tout faire, ou presque tout. Je ne sais pas faire monter la crème béchamel (un œuf ou deux au fait ?), ni même faire germer un fraisier, c’est dire … mais tout ce que je sais faire dans mon métier, je dois l’apprendre aux autres ; faire des copier-coller, ouvrir des liens (les raccorder et non les délier, c’est différent et pas pareil) remplir des formulaires, et cætera, et cætera (à prononcer en appuyant sur la dissonance de la ligature).

J’arrive enfin au sujet principal qui m’amène ici. Après quelques démonstration de copier-coller, en insistant bien sur l’ordre à respecter et sur la place précise de chaque choses et désordres je m’occupe de mon propre travail, écrire des modes d’emploi pour techniciens ignorant de la chose ; la chose étant le copier-coller bien sûr, qu’alliez-vous donc imaginer ?

Je ne sais pourquoi, s’il y a une choses que ces techniciens réussissent particulièrement, c’est celle de détecter le moment où je prends … une pause kit for cat ; et là, ça ne rate jamais ! -“Euhhh … s’il te plait, tu peux m’expliquer où on colle les nouvelles lignes du menu ?” ou encore “Je comprends pas, quand je fais un copier, ça m’enlève ma ligne ?” ou comment mélanger les menus serveurs avec les clients et confondre couper et copier, et pourquoi pas couper un client ou coller un serveur ? on n’est pas au restaurant, que diable !

Où en étais-je ?

Ahh, oui ! J’en arrive à ruser pour faire semblant de ne pas prendre de pause tout en faisant semblant de travailler tout en … et bien non, ça ne marche pas ! Au moindre faux mouvement, ou le pouce qui sort du Christian clavier, c’est fini, ils sont déjà là avec leur ticket numéroté, en file indienne mieux rangée que celle des assedic, et la question pendu au bord des lèvres, comme une miette de pain capricieuse. Je ne sais plus quoi faire. Même venir ici, poser un mot, un commentaire devient impossible, à croire qu’ils ont mis une caméra, un moucheron à motard mouchard pour détecter toute activité suspecte.

Alors, je fais quoi ? là maintenant, j’essaie une pause pour venir ici, ou je continue à travailler et j’attends encore un peu ?, dès fois qu’ils finissent par se lasser, ou rentrer chez eux ?

lundi 12 décembre 2011

Nouveau western

Écrit pendant le marathon d’écriture de novembre 2011 et partagé pour la consigne 192 de Kaléïdoplumes, sous le titre “Nouveau Western” :

Changement de décor, une rue sans sol ni do entre deux rangées de fa. Un court rang d’air danse avec des feuilles, mon automne. Le vieux Long est assis sur son bécarre habituel, clef de voûte d’une ribambelle de moines aux tons pastels. Il a laissé son banc Jo à son ara qui rit.

Il fait beau, chaud dans cet ambiance bémol. Derrière les portes a ressorts du saloon, le piano dièse au son du bar. Sur scène, le barde s’effeuille …

hum hum …

Je disais donc, une oie et son jarre tel un duo aphone, endors l’âme d’une sphère sans facettes. Tout le monde s’en fou, il n’y a plus de client, plus de vice, plus de ski, plus de bonbon, juste Cognac-Jay à la radio en scopie, graphie et stéréophonie.

Nouveau western …

Pourtant, derrière chacune de ses façades, il n’y a rien. Ni home, ni ferme, ni fans ; juste de l’herbe qui poudroie et un sol sec et aride à perte de vue. Si, j’oubliais, il y a ici et là, deux ou trois cactus fiers et droits dans leurs bottes en caoutchouc. Le vieux ara ne rira plus jamais autrement que sur bande enregistrée, empaillé.

De temps en temps, les projecteurs s’allument, le piano redémarre lentement sur une courroie mal tendu. Un accessoiriste vient redresser le vieux Long, lui remettre la tête sur les épaules en pestant contre les colles bon marché qui ne tiennent jamais assez longtemps. Une assistante indique au barde perdu le chemin de son plateau d’enregistrement, un autre accessoiriste branche les ventilateurs. Tout s’éteint, se rallume et s’éteint à nouveau pendant qu’une fumée bleue s’échappe du quatrième ventilo, celui qui a des taches de rouille ; à remplacer d’urgence par un modèle étanche quand on pourra caser sa ligne dans le budget toujours trop court.

Les acteurs à l’heure, pour une fois, se chamaillent comme des gamins dans leurs costumes trop chauds, trop lourds, trop serrés, quels chochottes. C’est à ce moment que la star arrive, non pas la star de téléfilm de troisième partie de soirée, mais La Star de film à gros budget, en limousine et chauffeur climatisé ; qui passe et s’éloigne vers le grand plateau, au fond, là où touts les budgets s’en vont sans soucis. Parenthèse de deux minutes avant de s’apercevoir qu’ils ont encore réquisitionné toutes les caméras, journée foutue.

lundi 7 novembre 2011

Le chat et l'araignée

Écrit pour la consigne 186 de Kaléïdoplumes :

Une araignée régnait
En reine d’étrenne
Sans outrage ou otage
Sur une amarre de tintamarre

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lundi 25 juillet 2011

Lettre d'un père à son fils

Écrit pour la consigne 175 de Kaléïdoplumes :

Mon enfant

Je t’écris ses mots le jour de la fête des pères. Bien que depuis des années je n’ai pas voulu la fêter. T’expliquer pourquoi serait bien long et tu en sais déjà le principal et tu es devenu homme à comprendre ce que je n’ai jamais pu et voulu dire.

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lundi 18 juillet 2011

Le conteur du dernier jour

Écrit pour Kaléïdoplumes le 4 juillet 2011 :

Au soir du dernier jour, dans cette lande qui a pour nom Finistère, au bout de la dernière terre, un esprit se réveillera. Je ne suis pas cet homme ou cette femme et pourtant.

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samedi 16 juillet 2011

Premiers essais

Pou ces débuts, il y a beaucoup à apprendre malgré des premiers pas prometteurs.

une poulie de marine en aquarelle - un pantin en aquarelle

vendredi 8 juillet 2011

Après trois jours d'utilisation

une palette pour aquarelle après trois jours

La palette est sale, n’est-ce pas ? Il parait que c’est mieux ainsi.

Quelques détails en passant :

  • les couleurs proposées dans cette palette sont trop vives, surtout pour de l’aquarelle, il faut faire des mélanges pour les atténuer,
  • les minis godets doivent être fixés, avec du ruban adhésifs, sous peine de les voir se balader un peu partout,
  • les tons chauds d’un côté, les froids de l’autre,
  • et une palette n’est jamais trop petite, surtout quand il faut la trimbaler partout.

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